Les Impôts et l’effet "kiss cool"

moscovici Les pastilles “kiss cool” une fois dans la bouche sont au début doucerettes, puis à la fin le  menthol  envahi toute la sphère ORL. En matière fiscale, le ministre de l’économie, Pierre Moscovici utilise le même procédé: les mesures apparaissent anodines au début, mais à la fin l’effet peut être violent. Au cours du mois d’août 2013, ce même Pierre Moscovici mettait en place l’opération “ras-le-bol fiscal” tentant ainsi de freiner le dit effet “kiss cool”, mais voilà, le garçon ne manque pas d’aplomb:
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 lui et son secrétaire d’état (J. CAHUZAC !) ont reconduit et amplifié les mesures prises par l’ancien gouvernement. Il en est ainsi par exemple  de l’impôt sur le revenu à travers l’absence d’indexation du barème sur la hausse des prix . Quelques cas ici  pour illustrer le propos . A la lecteur du tableau de cas, nous comprenons aisément que de nombreux contribuables se soient dirigés vers les centres des impôts pour obtenir des explications.

Le “ressenti” réel des mesures de la Loi de Finances (LF) en matière d’impôt n’est pas immédiat. Ainsi entre le vote de la LF (décembre année N-1)  et l’arrivée des avis d’imposition  sur le revenu (à  partir d’août de l’année N), il s’écoule plusieurs mois. Au moment de l’élaboration de la LF, les services du ministre font des simulations et le gouvernement par l’intermédiaire des ministres de l’économie et du budget savent parfaitement à quoi s’en tenir dés N-1, mais le contribuable “lambda” découvrira la facture et les effets de l’absence d’indexation du barème de l’impôt sur la hausse des prix que bien plus tard.
- Pour 2014, l’annonce de la revalorisation des tranches d’imposition de 0.8% ne changera pas grand chose, elle ne fait que consacrer les tranches d’impositions  des années 2011 à 2013, donc la hausse de l’impôt sur le revenu pour 2014 est confortée . C’est cette même technique qui est utilisée pour la réforme des retraites. En revalorisant les retraites sur l’indice des prix de l’année N en octobre N+1, c’est d’autant de ponctionné sur l’ensemble des retraités. Ainsi, les retraités ne verront pas d’augmentation d’avril 2013 à octobre 2014.
 Dés lors, il devient légitime de s’interroger sur le but de l’opération médiatique  “ras-le-bol fiscal” lancée par le ministre.
En effet,dans le même temps, relevons que la commission Européenne évalue le manque à gagner annuellement en matière de TVA (évasion fiscale, fraude, faillites, travail au “noir”, etc…) à 32 milliards d’euros et  le montant  annuel de la fraude fiscale en France est estimé  par différents organismes entre 60 et 80 milliards d’euros, quant au niveau européen on parle de 1000 milliards d’euros … C’est l’effet “kiss no cool”!